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- Mots-clés : Paris, Peinture, Jackson Pollock, abstrait, tableau, international


« Il y a un critique qui a écrit un jour que mes œuvres n’avaient ni début, ni fin. Il n’avait pas l’intention de me faire un compliment mais ça l’était ».
Jackson est le deuxième prénom de Pollock. Il l’utilisera comme pseudonyme à partir de 1930. Son premier nom était en fait Paul.
Pollock est initié à la peinture, dès son adolescence, par son frère Charles. Il le rejoint en 1930 à New-York et commence à étudier auprès du peintre et muraliste Thomas Hart Benton, le chef de file de l’école régionaliste (art typiquement américain dont la source d'inspiration et la force sont les campagnes du Middle West et du Sud. Volonté de se démarquer de l'art avant-gardiste européenne).
En 1942, Peggy Guggenheim organise une exposition de groupe à l’« Art of this Century », une galerie de Manhattan qu’elle vient tout juste d’ouvrir. À la demande de Piet Mondrian, la galeriste inclut Pollock dans l’exposition. Commence alors à émerger la stature de l’artiste que nous connaissons aujourd’hui.
Son travail de déconstruction commence avec le gigantesque tableau Mural (1943) qu’il réalise pour l’appartement new-yorkais de Peggy Guggenheim. Cette œuvre préfigure l’espace all-over (remplissage indifférencié de la surface) des œuvres de 1948-1949 qui constitue l’une des inventions majeures de Pollock.
Au milieu des années 1940, Pollock peignait de manière totalement abstraite en se libérant des contraintes verticales du chevalet et en apposant au sol des toiles brutes non tendues. C’est à partir de 1947 que son « drip style » émerge. Rappelant les notions surréalistes du subconscient et de la peinture automatique, le « dripping » de Pollock, également appelé « action painting », a révolutionné le potentiel de l'art contemporain et favorisé le développement de l'expressionnisme abstrait.
Bien qu’aujourd’hui Pollock soit reconnu comme le peintre le plus important et novateur de sa génération, il a été au centre de débats qui ont animé la scène artistique internationale. Alors que le célèbre critique d’art Clément Greenberg
s’est toujours fait le fervent défenseur de Pollock, le magazine Time le surnommait au même moment, de façon désobligeante, « Jack the dripper ».
Clément Greenberg a d’ailleurs personnellement organisé le premier solo show de Pollock au Bennington College, dans le Vermont, en 1952.
Au cours de sa vie, Pollock a participé à de nombreux group show comme la Whitney Biennial en 1946 (anciennement Whitney Annual) ou encore la Biennale de Venise de 1950.
Bien que son travail ait été largement connu et exposé à l’échelle internationale, Jackson Pollock n’a jamais voyagé en dehors des États-Unis.
Jackson Pollock est tué dans un accident de voiture le 11 août 1956 à East Hampton.
Noémie Dumanois
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